Mains moites, parole hésitante, regard fuyant… S’exprimer devant un public est un exercice périlleux, et pourtant incontournable au cours de votre vie professionnelle. Entre les réunions d’équipes, les présentations de projet et les entretiens d’embauche, nombreuses sont les occasions de faire face à un auditoire, et de mettre votre assurance et votre crédibilité à rude épreuve.
La bonne nouvelle ? Prendre la parole en public, ça s’apprend. Langage corporel, structure du message, gestion du stress… Découvrez nos conseils pour renforcer vos compétences et prendre confiance en votre voix.
En intervenant devant un public, votre cerveau interprète la situation comme une menace. Celle d’être jugé, mal compris, de perdre ses moyens… Autant de scénarios que votre inconscient tente à tout prix d’éviter !
Cette réaction est tout à fait normale. Et si vous pensez être seul dans ce cas, détrompez-vous : cette peur est ancrée en chacun de nous. Des études en neurosciences montrent d’ailleurs que la peur de parler en public active les mêmes zones cérébrales que la peur physique. Derrière un apparent signe de faiblesse se cache donc finalement un formidable mécanisme de défense orchestré par votre cerveau.
Pour autant, cette réaction risque de parasiter votre discours et d’envoyer à votre public des signaux contradictoires. Avant d’avoir prononcé le moindre mot, vous voilà trahi par votre trac… Et si vous en faisiez une force ?
C’est souvent le premier conseil que l’on donne à tout orateur en herbe : le stress n’est pas votre ennemi. Au contraire, c’est une énergie, aussi déstabilisante soit-elle. Mais comme toute énergie, une fois canalisée, elle se transforme en atout.
Au cours de leur carrière, les plus grands orateurs sont passés par cette épreuve avant de fédérer des milliers de personnes. Mais cette gestion du trac ne s’improvise pas. Elle s’apprend, s’exerce puis s’entretient. Encore faut-il avoir les bons conseils… Rassurez-vous, nous sommes là pour vous les donner.
En prise de parole, ce que vous dites compte. Mais selon la façon dont vous l’énoncez, vous retiendrez l’attention de votre public… ou de personne.
Avant même d’ouvrir la bouche, votre corps parle pour vous. Posture, gestuelle, occupation de l’espace… Tous ces tics corporels envoient des informations à votre public et lui donnent des clés d’interprétation sur votre discours : votre rapport au message que vous défendez, la confiance que vous accordez à votre propre parole, votre relation avec le public… Ne dit-on pas que le diable est dans les détails ?
Si vous vous tenez voûté et les bras croisés, que communiquez vous ? De l’inconfort. Et si, au contraire, vous ouvriez le torse, redressiez la colonne vertébrale, les deux jambes bien ancrées dans le sol ? Vous projetterez immédiatement une image d’assurance. En travaillant votre langage corporel, vous alignez ainsi votre discours avec votre conviction.
Avez-vous déjà entendu l’expression “Le regard est le miroir de l’âme” ? Derrière cet adage ancien et populaire se cache une vérité fondamentale : vos yeux sont le lien le plus direct entre un orateur et son oratoire. Un regard fuyant, vissé sur ses notes rompra à coup sûr cette connexion avec votre public. Mais s’il est partagé à l’ensemble de la salle, il crée alors un sentiment de cohésion.
N’allez pas non plus chercher le regard de chaque participant à tout prix. Savoir s’en détacher en laissant le vôtre se perdre un instant dans le vague, marquer une pause, signifier la réflexion, donne aussi de la profondeur à votre intervention. Tout comme la voix, tout est question de rythme et d’intensité.
C’est votre outil le plus précieux, et pourtant souvent sous-estimé. Comme n’importe quel instrument, elle se travaille. Débit, intonation, volume, silences… Chacun de ces paramètres influence la façon dont votre discours est reçu par votre auditoire.
Au-delà du volume, le rythme avec lequel vous parlez a un impact direct sur ce que l’on retiendra de votre prise de parole. Parler trop vite trahira votre stress, tandis qu’un ton monocorde endormira votre auditoire. Souvent même, un silence en dit bien plus qu’un débit de parole. Apprenez à équilibrer votre parole entre rythme, volume et tonalité, et votre voix deviendra votre
Exercice pratique : les bâillements
Ce réflexe naturel détend automatiquement tous les muscles de la parole.
Comment faire ? Déclencher d’abord un bâillement (pensez à quelqu’un qui baîlle, ça marche souvent !). Accentuez l’ouverture de la mâchoire, de la gorge et du diaphragme. Sortez à la fin votre plus beau “Aaaaahhhhh”. Répétez cet exercice 5 fois.
La respiration est l’une des rares fonctions physiologiques que l’on peut contrôler consciemment. En la maîtrisant, vous activerez un levier puissant pour réguler votre stress et apporter de la puissance à votre prise de parole.
Le principe est simple : plus votre respiration est courte et haute (dans la poitrine), plus votre cerveau interprète la situation comme une menace. À l’inverse, une respiration lente et profonde (abdominale) envoie un signal de calme à votre système nerveux.
Conseil pratique
Avant d’intervenir, pratiquez la respiration en 4-7-8. Inspirez pendant 4 secondes, retenez votre souffle pendant 7 secondes, puis expirez lentement pendant 8 secondes. Répétez l’exercice 3 à 4 fois.
Un discours efficace s’improvise rarement. Pour le structurer, appuyez-vous sur ces quelques étapes :
Les notes rassurent, certes. Mais très vite, elles peuvent aussi devenir un obstacle à vos prises parole. Pourquoi ? Parce qu’elles vous coupent visuellement de votre public, rigidifient votre discours, et donnent la désagréable impression que votre intervention n’a rien de naturel.
Toutefois, relativisons. Se détacher de ses notes n’implique pas forcément de les supprimer d’un coup. Continuez de les rédiger, pour répéter et garder en mémoire les idées phares. Peur de perdre pied en pleine prise de parole ? Gardez-les au fond de votre poche. Même si vous ne les sortez pas, elles sont un gage de réassurance.
“Bonjour, aujourd’hui je vais vous parler de…” STOP ! En quelques secondes, vous pouvez perdre votre public… ou au contraire le conquérir. Pour commencer un discours, introduisez d’emblée un contexte pour favoriser l’immersion. Une statistique pour dresser un constat, une anecdote pour créer une intimité avec public, une question pour l’interpeler… Les possibilités sont multiples, rien de mieux pour challenger sa créativité.
Sur le net, vous trouverez mille et une façons d’améliorer votre prise de parole : tutoriels sur YouTube, plateformes d’e-learning, podcast… Souvent gratuits, ces supports sont autant de solutions pour progresser selon la thématique de votre choix, et surtout à votre rythme.
Mais voilà : pratiqués seuls, ces entraînements ont leurs limites. Pas de personnalisation, ni d’approfondissement, et surtout personne pour vous faire des retours constructifs. Par ailleurs, soyons honnêtes : rien de plus frustrant que de s’exercer à la prise de parole seul devant son écran.
Une formation en groupe vous apportera ce que l’entraînement en solo ne pourra jamais reproduire : des retours en direct, un partage de bonne pratique, la chaleur du collectif… Par ailleurs, cette dynamique de groupe accélère drastiquement vos montées en compétences, car elle crée les conditions réelles d’une prise de parole en public. Le tout, encadré par un formateur bienveillant et expert en communication orale.
C’est ce que notre organisme de formation La Voix vous propose : un accompagnement en petit groupe sur tous les aspects de la prise de parole en public, de la gestion du trac à la communication non verbale, en passant par la structure de votre discours.
Depuis 2019, des passionnés des médias et de la prise de parole transmettent leur expérience auprès de celles et ceux qui veulent conquérir leur public. Podcast, média-training, radio… Une variété de profils issus des 4 coins de la France pour vous apprendre à maîtriser toutes les facettes de la prise de parole.
La formation à la prise de parole en public en quelques mots :
Pour toute question, contactez David Fontanier, responsable pédagogique, ou Benoît Roger, référent handicap
Cerise sur le gâteau : cette formation est finançable par votre CPF ou votre OPCO, avec une certification à la clé.
Nous avons déjà formé plus de 10 000 professionnels. Serez-vous le prochain ?
Ça dépend de votre profil et de votre accompagnement. Au sein de La Voix Formation, nous combinons approche théorique et mises en situation pour monter en compétences efficacement, dans des conditions proches du réel. En 21h de formation, vous verrez rapidement vos efforts récompensés. Et pour prolonger votre perfectionnement, vous disposez d’un coaching dans les 3 à 6 mois post-formation, ainsi que d’une plateforme e-learning.
Non. Les meilleurs orateurs ne sont pas forcément les plus extravertis. Ce qui fait la différence, c’est la maîtrise des techniques et la manière dont vous les appliquez à vos prises de parole. Ces compétences s’acquièrent indépendamment de votre personnalité, au cours d’un travail régulier et encadré.
On peut progresser seul, avec des exercices réguliers. Toutefois, vous vous retrouverez vite limité si vous n’avez aucun retour sur votre apprentissage. C’est pourquoi la formation en groupe est davantage conseillée : elle apporte une dynamique collective, dans des conditions plus réalistes.
Oui, et parfois même davantage. Avant même que vous ouvriez la bouche, votre public vous a déjà « lu ». Votre communication non-verbale conditionne la façon dont votre message sera reçu. C’est pourquoi, au-delà de la structure de votre prise de parole, nous consacrons une grande partie de notre formation au non-verbal.
Tout à fait. Même derrière votre écran, vous avez besoin de convaincre. Nous appliquons les mêmes principes dans notre formation, que vous prépariez un discours du scène ou dans un webinaire, mais nous apportons quelques spécificités pour vous aider à prendre la parole en visio.