Il y a les conférences qu’on subit. Celles où l’on regarde sa montre toutes les dix minutes, où les slides se succèdent comme des pages de manuel et où l’animateur ou conférencier lit ses notes sans lever les yeux. Et puis il y a celles dont on se souvient. Celles qui ont créé une dynamique, qui ont provoqué l’échange et qui vous donnent le sentiment de repartir avec quelque chose de concret. La différence entre les deux ? Rarement le sujet, mais plutôt la façon dont elle ont été animées.
Conférencier, animateur ou organisateur d’événements, La Voix Formation vous délivre les techniques qui feront de votre conférence un moment marquant pour votre public.
Parfois, on monte sur scène seul, micro en main, pour délivrer son message. D’autres fois, quelqu’un est là pour animer l’ensemble : présenter les invités, relancer les échanges entre participants, maintenir le cadre… Conférencier ou animateur, chacun a un rôle distinct, mais avec une exigence commune : celle de tenir une salle avec succès, du début à la fin.
L’animateur a un rôle différent mais tout aussi exigeant. Il crée, quant à lui, les conditions pour que les messages des invités se déploient au mieux, que les échanges soient riches, et que l’audience reste engagée tout au long de l’événement.
C’est lui qui donne le tempo, gère les transitions, relance quand ça s’essouffle et remet de l’ordre quand ça part dans tous les sens. Un bon animateur doit aussi savoir se faire oublier quand tout roule et, surtout, ne pas faire d’ombre à celles et ceux qu’il accompagne.
Le conférencier est celui qui prend la parole pour transmettre un contenu : le fruit de ses recherches, sa vision sur un sujet spécifique, une expérience vécue… Son rôle est de partager ces connaissances de manière accessible, engageante et mémorable. Au-delà de savoir parler, il faut donc aussi capter l’attention de son auditoire, et la maintenir jusque dans les dernières secondes.
Aussi, qui dit conférence, dit slides. Pour autant, rien de plus ennuyeux que de voir un conférencier s’accrocher à sa présentation comme une moule à son rocher, et de l’entendre la lire, mot pour mot. C’est pourquoi un bon conférencier sait s’en détacher et s’en servir comme un support à sa parole.
Conférencier ou animateur, quelle mission passionnante ! Et pourtant, combien d’entre nous sont sortis d’une conférence avec cette désagréable impression, de ne rien avoir retenu, rien compris ou, pire, d’avoir perdu 2 heures de sa vie ? Face à ce triste constat, il y a bien sûr des solutions. Passons au concret.
Toute conférence réussie repose sur un fil conducteur fluide et clair. Qu’il y ait un seul intervenant ou dix, l’audience doit comprendre où elle va et pourquoi. Sans ce fil rouge, même les meilleurs conférenciers peuvent donner une impression de dispersion.
Pour structurer votre discours efficacement, définissez en amont l’objectif de la conférence : que souhaitez-vous que le public retienne et fasse à l’issue de l’événement ? À partir de cette réponse, construisez ensuite la structure selon un cheminement logique : introduction, développement en plusieurs points clés, conclusion. Point important : les transitions sont tout aussi importantes ! Pensez à les soigner pour que chaque partie s’imbrique naturellement avec la suivante.
Avant toute prise de parole importante, un échauffement vocal est indispensable. Une voix non préparée, des cordes vocales froides ou un souffle court sont autant de facteurs qui nuisent à la qualité de votre conférence et peuvent vous mettre KO au bout de quelques minutes.
Quelques minutes suffisent pourtant pour faire ces exercices :
Un bon support visuel amplifie le propos de l’orateur, mais ne doit surtout pas le remplacer. Les clés du succès ? Une idée par slide, des visuels qui parlent plus que les mots, peu de texte. L’audience doit pouvoir regarder votre support et vous écouter en même temps. Si elle doit choisir, c’est que le support est mal conçu.
Préparez aussi vos supports de secours : que faites-vous si le vidéoprojecteur tombe en panne ? Si votre fichier ne s’ouvre pas ? Quelques conseils pour éviter d’être pris au dépourvu :
Les premières minutes d’une conférence donnent le ton pour tout le reste. Commencer un discours en s’excusant du retard, en lisant le programme ou en parlant d’une voix monocorde augmente considérablement les risques de décrochage.
Pensez donc à mettre de l’intention dans l’introduction de votre conférence. Comment ?
Les échanges avec l’audience sont souvent les moments les plus riches d’une conférence, mais aussi les plus imprévisibles ! Un bon animateur sait encourager ces échanges, recentrer le débat si nécessaire et avoir de la répartie. Côté conférencier, l’animation d’une conférence implique de savoir anticiper les questions avec sérénité.
Quelques réflexes utiles :
Garder l’attention du public sur la durée est un grand défi en conférence, tout simplement parce que le cerveau humain décroche naturellement après 20 à 30 minutes de contenu passif. Pour stimuler l’engagement et favoriser l’interaction, variez les formats et les rythmes tout au long de la conférence.
Quelques techniques efficaces :
Ces moments d’interaction vont renforcer l’attention et créer une dynamique participative qui rend la conférence bien plus stimulante.
La fin d’une conférence est souvent bâclée alors que les derniers mots sont souvent ceux qu’on retient le plus. La meilleure manière de clore cette rencontre ? Synthétisez les points clés de la conférence et proposez une ouverture (un ouvrage d’un des participants à lire, un avis à laisser, une conférence à suivre…). C’est une manière pour l’animateur ou le conférencier de garder contact avec son public. À ce sujet, il y a mille et une manières de poursuivre l’interaction avec eux. Voyons cela de plus près.
Un intervenant en retard, un micro qui grésille, une question qui déstabilise, un participant qui monopolise la parole… Les imprévus font partie de toute conférence. La façon dont l’animateur ou le conférencier les gère en dit long sur sa maîtrise et sa confiance, et a un impact direct sur le public dans sa perception de l’événement.
Notre secret : restez calme, gardez le sens de l’humour et ne laissez pas la panique vous envahir. C’est le cocktail le plus efficace pour que votre public n’y voie que du feu.
Une conférence réussie ne s’arrête pas quand les participants quittent la salle. L’après est une belle opportunité de prolonger l’impact de l’événement.
Photos, citations fortes, moments clés, coulisses… Partagez les contenus de votre conférence dès le lendemain, quand l’émotion est encore fraîche. Cette stratégie peut avoir un double effet : fidéliser les participants en les invitant à partager leurs retours, mais aussi donner envie à ceux qui n’étaient pas là d’assister à la prochaine édition.
Un email synthétique envoyé dans les 48 heures après l’événement fait souvent une forte impression. Résumez les points clés abordés, partagez les ressources mentionnées, et remerciez vos intervenants et spectateurs pour leur présence et leur participation. Ce geste simple renforce le sentiment d’appartenance et prépare le terrain pour vos prochaines initiatives.
Un questionnaire court envoyé dans la foulée vous donnera des informations précieuses pour améliorer vos prochaines éditions. Et si la conférence a généré des échanges riches, ne les laissez pas retomber. Proposez une suite : un webinaire, un groupe d’échange, un article de fond…
La prise de parole en visio est aujourd’hui un format incontournable pour de nombreux événements professionnels. En animant une conférence en ligne, vous relevez les mêmes défis qu’en présentiel… avec quelques contraintes supplémentaires.
L’attention des participants est plus difficile à capturer et à maintenir derrière un écran. Les distractions sont partout, la fatigue cognitive arrive plus vite et les signaux non verbaux passent moins bien. Pour compenser, l’animateur doit redoubler d’énergie, de rythme et d’interaction. Les temps de parole doivent être plus courts, les moments d’échange plus fréquents.
Quelques ajustements techniques indispensables :
Animer une conférence face à des dizaines, voire des centaines de participants, ça ne s’improvise pas. La clé réside en trois mots : préparation, répétition, pratique.
Ça tombe bien : les compétences qui font un bon animateur ou conférencier sont exactement celles que l’on développe dans notre formation à la prise de parole en public.
Depuis 2019, La Voix Formation forme des professionnels qui prennent la parole sur scène, en visioconférence, face à un public ou un jury. Nos formateurs, issus des médias, de l’animation événementielle et du journalisme, ont la passion du direct. À travers notre formation, ils vous délivrent les ficelles du métier grâce à des échanges en petit groupe, des mises en situation filmées et des retours individuels pour progresser et renforcer votre prise de parole de façon durable.
Au programme : voix, posture, gestion du stress, répartie face aux imprévus, structuration du message… Le tout enseigné aux quatre coins de la France : Paris, Bordeaux, Nantes, Marseille et bien d’autres villes. Cerise sur le gâteau : cette formation est certifiante (RS7496) et finançable par le CPF.
Tout dépend du format et du public. Une conférence courte de 45 minutes à 1 heure est idéale pour un public externe ou une première prise de contact. Pour un événement interne ou thématique, 2 à 3 heures avec des pauses permettent d’aller en profondeur sans épuiser l’attention. Au-delà, les pauses et les moments d’interaction deviennent indispensables pour maintenir l’engagement.
Remerciez-le pour sa contribution, reformulez son propos en une phrase pour montrer que vous avez entendu, puis redistribuez la parole à l’ensemble du groupe. Cette technique redirige la dynamique sans mettre le participant en cause. Si le comportement persiste, une règle du jeu posée en début de conférence (temps de parole limité, ou questions réservées aux temps d’échange par exemple) vous donnera un cadre légitime pour intervenir sans froisser personne.
C’est un débat classique. Distribuer avant permet aux participants de suivre et de prendre des notes plus facilement. Distribuer après les maintient plus attentifs à votre parole pendant l’événement. En règle générale, pour les conférences avec beaucoup de données ou de contenu technique, distribuez avant. Pour les conférences plus narratives ou à fort enjeu de présence, gardez les supports pour l’après.
Plusieurs indicateurs : le taux de participation et d’engagement pendant l’événement, les retours à chaud des participants, la qualité des échanges générés. Si vous avez la possibilité de poursuivre l’échange avec les participants dans les semaines à venir, observez s’ils ont changé quelque chose dans leurs pratiques suite à la conférence. Enfin, envoyer un questionnaire court 48h après l’événement est parfois plus révélateur que les retours immédiats.